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Titres-restaurant en Europe Émetteurs de titres-restaurant agréés en France

Émetteurs de titres-restaurant agréés en France

En France, les émetteurs de titres-restaurant sont agréés par la Commission Nationale des Titres-Restaurant, et la liste en comptait quatorze à notre dernière lecture. La colonne utile est le format, pas le nom : une proposition de loi met fin à l'émission du papier au 1er janvier 2028, et la liste sépare nettement les sociétés déjà passées à la carte de celles qui proposent encore les deux.

Base juridique : agrément délivré par la Commission Nationale des Titres-Restaurant. La liste évolue ; vérifiez la version en vigueur auprès de la CNTR avant toute décision.

La liste

ÉmetteurFormat
BenefizCarte
ContaktCarte
Coup de PousseCarte
EkipCarte
GladyCarte
KyzpayApplication mobile
PluxeePapier et carte
RestoflashApplication mobile
SwileCarte
Swile, produits BimpliPapier et carte
Tickets Restaurant EdenredPapier et carte
Up Déjeuner et Up OnePapier et carte
WissmileCarte
WorklifeCarte

Nous reproduisons la liste telle qu'elle est publiée, par ordre alphabétique, sans classement, sans commentaire sur la position de chacun et sans recommandation.

Ce que dit la colonne format

Dix des quatorze émetteurs de titres restaurant sont exclusivement sur carte ou sur application. Quatre proposent encore des tickets papier à côté d'une carte, et ce sont eux qui ont une migration datée à terminer : la proposition de loi n° 2892 met fin à l'émission des titres-restaurant papier au 1er janvier 2028, et les titres papier émis pour 2027 restent utilisables jusqu'à fin février 2028. Le texte, déposé le 9 juin 2026, est encore devant le Parlement.

Près de 80 pour cent des paiements en titres restaurant passaient déjà par une carte ou une application avant ce changement, chez les salariés de toutes les tailles d'entreprises. Le papier restant représente une minorité du volume et une majorité du travail administratif. Le guide sur la fin du titre-restaurant papier détaille la date, le texte et la check-list employeur, et la page des règles françaises couvre le reste.

Une confusion fréquente. Toutes les sociétés françaises qui vendent un produit lié au déjeuner ne sont pas des émetteurs de titres-restaurant. Celles dont le modèle consiste à rembourser au salarié ses dépenses faites avec sa propre carte, au lieu d'émettre un titre, sont absentes de cette liste et n'ont pas besoin d'y figurer. Pour vérifier qu'un partenaire potentiel émet réellement des titres-restaurant, la liste de la CNTR est la référence.

Ce que l'agrément des émetteurs de titres restaurant conditionne

Il autorise une société à émettre des titres-restaurant et à les vendre aux employeurs. À la différence de l'Italie, le côté acceptation est en France un réseau partagé : les commerçants détiennent leur propre agrément CNTR, et ce réseau sert tous les émetteurs à la fois. L'ancienne Centrale de Règlement des Titres a disparu.

C'est pour cela que les émetteurs français récents fonctionnent sur les réseaux carte ordinaires, alors que les émetteurs italiens construisent chacun leur réseau privé. L'agrément est une licence d'émission, pas une obligation de bâtir un réseau d'acceptation.

Les autres conditions en France

Condition2026
Plafond journalier25 EUR par personne
Contribution patronale exonérée jusqu'à7,32 EUR par titre, depuis le 1er janvier 2026
Fin de l'émission du papier1er janvier 2028 selon la proposition de loi n° 2892 (encore devant le Parlement)
Fin de la dérogation « tout produit alimentaire »31 décembre 2026, avec une prolongation jusqu'au 31 décembre 2027 dans la proposition de loi de juin 2026

Si votre émetteur de titres restaurant fait partie des quatre encore sur papier

Rien ne casse et il reste du temps, mais la migration vous appartient autant qu'à lui. Les salariés qui détiennent du papier doivent passer à une carte, être prévenus de la date et activés dans une fenêtre où tous les émetteurs seront occupés en même temps, puisqu'ils font face à la même échéance. Les employeurs qui attendent la fin 2027 feront la queue derrière tous les autres.

Comment fonctionnent les titres restaurant au quotidien

Le fonctionnement est le même chez tous les émetteurs. Les entreprises commandent chaque mois un titre par jour de travail pour chacun de leurs salariés et paient à l'émetteur la valeur faciale plus des frais de service. Les salariés reçoivent les titres restaurant sur une carte, dans une application mobile ou, jusqu'à la fin du papier, sous forme de tickets papier, et les utilisent comme moyen de paiement pour un repas ou des produits alimentaires, dans la limite de 25 EUR par jour. Les restaurateurs et commerçants agréés encaissent les titres et sont remboursés par l'émetteur, qui prélève ses commissions sur ce remboursement.

QuiCe qu'il faitCe qu'il paie ou reçoit
EntreprisesCommandent les titres restaurant, fixent la valeur et leur partValeur faciale, frais de service ; part employeur exonérée jusqu'à 7,32 EUR par titre
SalariésPaient repas et courses alimentaires avec la carte, l'application ou les tickets papierPart salarié retenue sur la paie, avantage exonéré d'impôt
Restaurateurs et commerçantsAcceptent les titres restaurant, demandent le remboursementRemboursement par l'émetteur, moins les commissions
ÉmetteursFabriquent, vendent et remboursent les titresFrais de service des entreprises et commissions des commerçants

Ce fonctionnement à quatre acteurs explique pourquoi le secteur est régulé par une commission plutôt que par un simple marché de fournisseurs : les titres restaurant sont un avantage social financé avec une exonération, et l'État vérifie que l'argent finit bien dans la restauration et le commerce alimentaire.

Le rôle de la Commission Nationale des Titres-Restaurant

La Commission Nationale des Titres-Restaurant, la CNTR, est l'organisme qui fait fonctionner le dispositif. Elle délivre l'agrément aux émetteurs de titres restaurant, agrée les restaurateurs et commerçants qui acceptent les titres, contrôle le respect des obligations des uns et des autres et publie la liste des émetteurs, mise à jour à chaque nouvel agrément ou retrait. Ses membres représentent les émetteurs, les restaurateurs et commerçants, les salariés par leurs syndicats, les employeurs et l'administration.

Pour un employeur, la Commission Nationale des Titres-Restaurant est surtout la source de référence : la liste ci-dessus, la liste des produits éligibles et les règles d'usage sont publiées sur son site. Pour un restaurateur, c'est l'organisme qui délivre son propre agrément, sans lequel il ne peut pas encaisser de titres restaurant, quel que soit l'émetteur.

Les obligations d'un émetteur de titres restaurant

Un émetteur fabrique les titres, papier ou dématérialisés, les vend aux entreprises et rembourse les restaurateurs et commerçants qui les ont acceptés. Le code du travail lui impose de placer les fonds versés par les entreprises sur un compte bancaire spécial, réservé au remboursement des restaurateurs et commerçants : l'argent des titres restaurant ne finance pas l'activité de l'émetteur. Il doit aussi respecter les règles d'usage, contrôler les commerçants affiliés et rendre compte à la Commission Nationale des Titres-Restaurant.

Le modèle économique repose sur deux sources : les frais de service facturés aux entreprises clientes et les commissions prélevées sur les remboursements aux restaurateurs et commerçants. La proposition de loi de juin 2026 encadre ce second point : interdiction des remises aux entreprises qui ramènent le prix des titres sous leur valeur, et relevé annuel des commissions et frais remis à chaque restaurant et commerce chaque mois de janvier. Le guide sur la fin du titre-restaurant papier décrit le texte article par article.

Tickets restaurant, tickets resto, chèque déjeuner : les marques et le nom légal

Le nom légal est titre-restaurant. Les noms courants viennent des marques des émetteurs historiques : Ticket Restaurant d'Edenred, Chèque Déjeuner du Groupe Up, aujourd'hui Up Déjeuner, Pass Restaurant de Sodexo Pass France, aujourd'hui Pluxee, et Apetiz de Bimpli, passé chez Swile. Tickets restaurant, tickets resto, chèques restaurant ou chèque repas désignent la même chose dans le langage courant : un titre spécial de paiement, réservé au repas et aux produits alimentaires, financé pour moitié au moins par l'employeur.

Depuis l'ouverture de la dématérialisation en 2014, la liste s'est allongée d'acteurs nés sur carte ou sur application mobile. Ils obtiennent le même agrément de la Commission Nationale des Titres-Restaurant et suivent les mêmes obligations. La liste reste le seul critère qui compte pour savoir si un fournisseur émet vraiment des titres restaurant.

Mise en place des titres restaurant dans une entreprise : les étapes

  1. Vérifier l'agrément. Le fournisseur doit figurer sur la liste de la Commission Nationale des Titres-Restaurant ci-dessus.
  2. Choisir la valeur du titre. L'entreprise fixe la valeur faciale et sa part, entre 50 et 60 pour cent ; en 2026, la part de l'employeur est exonérée de cotisations sociales jusqu'à 7,32 EUR par titre.
  3. Demander plusieurs devis. Les frais de service, les frais de carte et les délais de livraison varient d'un émetteur à l'autre ; le prix des titres restaurant eux-mêmes est leur valeur faciale. Une solution qui coûte moins en frais de gestion pour une PME peut coûter plus pour un grand compte, et l'inverse.
  4. Choisir le format. Carte de paiement ou application mobile ; le papier s'arrête au 1er janvier 2028 si la proposition de loi est votée en l'état.
  5. Organiser la gestion mensuelle. Un titre par jour de travail avec pause repas, hors absences ; les jours de télétravail ouvrent droit au titre dans les mêmes conditions que les jours sur site. Commande et chargement chaque mois.
  6. Informer les salariés. Plafond de 25 EUR par jour, restaurants et commerces acceptant la carte, règles d'usage le week-end, et où trouver le solde. Les salariés qui gardent des tickets papier doivent savoir jusqu'à quand ils restent valables.

Les autres registres

L'Italie recense 19 sociétés, la Belgique en reconnaît 5 et la Roumanie délivre ses autorisations par le ministère des Finances. La vue d'ensemble explique quels marchés conditionnent l'émission et lesquels la laissent libre.

Sources